Voilà donc un bien grand mot pour moi qui suit un tout petit citoyen de cet immense monde. Je pourrais avoir tendance à baisser les bras en écoutant les inepties du Président des États-Unis concernant sa volonté de détruire les accords de son prédécesseurs concernant les avances de la lutte contre le réchauffement climatique. Il a décidé de faire marche arrière alors que des pays comme la Chine où l’Inde ont décidé de se tourner vers un avenir moins pollué tant ils se rendent compte qu’il est urgent de bouger.
Ainsi donc, Asmae a décidé de bouger depuis plusieurs années du reste déjà par des économies de papier, d’envoi de campagne de dons par mail, par l’utilisation d’assiettes ou de gobelets durables, par l’essai de sa diminution de l’empreinte écologique, par le soutien de projets de développement se dirigeant vers l’agroécologie ou vers la permaculture, etc.
Il est un des projets qui devient le gros projet phare de l’association, c’est celui de la ferme pédagogique de Ndoumboudj que l’association Action jeunesse & Environnement nous a demandé de suivre. Il s’agit de la mise en place d’une ferme modèle qui deviendra un point de référence dans la zone rurale de Toubacouta qui contient au total 52 villages.
Tout a commencé lors de ma visite au Sénégal en juin 2016 où j’ai demandé de visiter un projet du coté de Fimela qui portait le nom de ferme-école de Kaydara. J’y ai rencontré Gora Ndiyae, le fondateur de ce projet. René Sibomana qui était avec moi a clairement entendu l’appel de Gora pour créer un projet de la même nature mais à 100 km plus bas.
Lorsque René est allé à Toubacouta;, il a parler de cette opportunité à deux chefs de village qui ont donné le choix de l’implantation d’un centre de formation en agroécologie, celui de Medinna-Sangako et celui de Ndoumboudj. Ce dernier a été privilégié parce qu’il faut tenir compte de la fonte des glaciers au Pôle nord, et donc de la montée des eaux. Si le centre devait s’installer à Sangako, la moitié de celui-ci serait déjà sous eau en 2035 ! Il faut attendre l’année 2.500 pour voir celui de Ndoumboudj, sous-eau si la température monte de + 4°C !
En novembre 2016, Je suis allée à Ndoumboudj pour visiter le périmètre de deux hectares que le chef de village de Ndoumboudj nous a dévolu. Cette première mission exploratoire a été réalisée par moi-même et Florian t’Serstevens, bénévoles dans Asmae notamment au Charles de Lorraine.
Cette première mission était intéressante parce que cela nous a permis de découvrir ce qu’en disait les sénégalais : terre fertile par la présence de beaucoup de fumure de vaches. Chaque « mauvaise herbe » avait des vertus médicinales. J’ai quand même évoqué la question du labour que les Sénégalais voulaient effectuer sur le terrain. J’ai suggéré de ne pas labourer, de ne pas abattre tous les neem en leur montrant l’intérêt de cette plante. Le neem est une plante sacrée en Inde tant son usage est multiple à la fois pour l’être humain mais aussi pour les animaux et les plantes. D’ailleurs le site français neem.fr donne d’excellents explications sur l’utilisation de cette plante considérée au Sénégal comme invasive.
Si en 2016, je portais encore la casquette Asmae, en septembre 2017, c’est en tant que membre de l’association « Pas à Pas »1 que Florian et moi, nous sommes partis à Ndoumboudj pour voir comment animer d’abord, former ensuite les jeunes qui pourraient être intéresser à développer le projet. Nous avons travailler sur la nécessiter de créer un micro-climat en créant des zones d’ombre. Nous avons semé et participé à la plantation de l’Artémisia annua, cette plante qui sauve des vies humaines en nombre. Il faut se rappeler aussi que les jeunes de Ndoumboudj ont reçu une formation lors d’une immersion à Kaydara.
En juin 2018, nous sommes repartis pour participer à la plantation des cocotiers que Gora Ndiaye nous a personnellement apporter de Kaydara. Ce fut une très belle expérience. Nous avons aussi formé les jeunes dans diverses matières comme l’analyse du sol, le compost et la création de la maison des poules avec des matériaux récupérés. Pendant tout ce temps là, il est évident qu’Asmae a continuer les chantiers de construction des logements, du poulailler, des divers aménagements des bâtiment de la ferme pédagogique. En 2019, Asmae construira une salle polyvalente en vue de la transformer aussi en salle de cours pour les jeunes des 52 villages.
Ainsi, Asmae a demandé à la toute jeune association « Pas à Pas » de former les jeunes sénégalais en permaculture mais aussi en agroécologie. Nous vous tiendrons au courant de la suite de ce très beau projet qui va permettre d’avoir des effets multiplicateurs en matière de sauvegarde de la planète. Non seulement, dans Asmae chacun fait sa part, mais aussi les sénégalais de la zone rurale de Toubacouta.
Géry de Broqueville
(1)
- Pas à Pas est une association qui a pour but de promouvoir la permaculture, l’agroécologie auprès de personnes, d’association ou d’école en vue d’arriver à une autonomie alimentaire par la création de potager individuel ou communautaire. Pas à Pas donne des formations dans son potager expérimental situé à Hoeilaart. ↩︎

