Nul n’est sensé ignoré que je suis en train de travailler dans les archives d’Asmae pour non seulement les ranger correctement chose qui aurait du être faite depuis des lunes, mais aussi pour écrire un livre sur l’histoire d’Asmae. Invariablement, je tombe sur des petites perles mais aussi sur une suite de témoignages.
Il s’agit d’un témoignage, daté de 2010, de la Fédération des groupements des paysans de Ndondol sur les conséquences de la construction des deux hangars du marché couvert de Ndondol. Voici don ce texte retrouvé dans les archives numériques d’Asmae.
« Dans le cadre de la collaboration avec AJE et la Fédération des groupements paysans de Ndondol, des chantiers de jeunes sont organisés à Ndondol pour des œuvres publiques. C’est dans ce cadre le les deux hangars du marché de Ndondol sont construits en trois phases. La première phase consistait à faire la fondation, construire les poteaux jusqu’à une auteur 2.5 mètres et de mettre une chainage composée de fer à béton, de béton et de ciment autour des poteaux et à l’intérieur.
La deuxième phase avec un autre groupe consistait à construire sur les chainages des murs en formes de cônes pour accueillir la toiture en forme conique qui sera constituée de tôles en aluminium et de poutrelles ; le tout formera la charpente sur l’un des hangars ; mais enfin de cimenter le sol avec du ciment et du béton.
La troisième phase consistait à faire la même chose pour le deuxième hangar s qui est fait avec le dernier groupe de juillet 2009.
L’objectif de cet investissement était de venir en aide aux populations qui fréquentait ce marché sous un soleil de plomb, à l’abri de huttes construites avec des tiges de mil, ou des sacs de vides accrochés sur des piquets en bois. Ces paysans étaient sous le soleil mais aussi n’étaient pas à l’abri de la pluie.
D’après les quelques témoignages des femmes et d’hommes qui fréquentent le marché, l’objectif est atteint.

Fatou Thiam (photo ci-dessus) est une des commerçantes que nous avons rencontrés nous à affirmé que ces hangars nous ont beaucoup soutenus et nos sont très utiles. D’après elle, elle était dans une hutte en tige de mil qu’il fallait refaire tous les deux mois et que tu n’étais en sécurité car d’un moment à l’autre un piquet pouvait tomber sur toi ou sur tes clients. Mais depuis que ces hangars sont construits, j’ai pris une place confortable qui est à l’abri du soleil et de la pluie. D’après elle le marché ne se fréquentait que le lundi qui est son jour mais depuis que ces hangars sont terminés, chaque jour il au moins une vingtaine de femmes commerçantes qui viennent étaler leurs marchandises.
Pour Ndeye Ndiaye, « ces hangars m’ont permis de faire mon commerce tous les jours car au départ sans eux, je prenais un peu de légumes le dimanche et le lundi, j’écoule ces produits et si par malchance ils m’en restaient, c’était un casse tête car il fallait chaque jour les étaler devant sa maison des fois ils sont achetés des fois non et c’est une perte. Mais maintenant je prends n’importe quelle quantité, j’écoule une partie le lundi comme c’est un marché hebdomadaire et le reste chaque jour je viens les étaler au marché et je les vends comme le jour du marché, toutes les femmes viennent au marché maintenant tous les jours comme le lundi et c’est grâce à ces hangars. En plus ça à permis a d’autres personnes de venir investir tout autour du marché des boutiques qui ne font que rendre plus fonctionnel ce dernier alors qu’au départ cela n’était même pas imaginable tout ça était un espace vide« .
Mêmes propos que Ndeye Maty Niang qui propose de construire des tables en ciment plus des places bien limités pour séparer le lieu de vente des légumes ou des poissons, comme vous les avez vus étaler leurs poissons sur des sacs en toiles à même le perron !
Pour elle, cela donnera plus de vision de d’ampleur au marché qui deviendra d’ici peu d’années un marché quotidien et non hebdomadaire.
Après ces quelques femmes, nous avons approché un boutiquier du non de Fallou Tine qui s’est construit une boutique en face des hangars qui et qui mené ses activités depuis prés d’un an. Pour lui il était à Dakar en train de faire le marché ambulant mais quant il vu que le marché de Ndondol donne un avenir prometteur, il a préféré arrêter ses activités à Dakar pour venir s’installer définitivement. Pour lui les hangars sont d’une importance capitale car ils ont permis aux populations de passer la journée au marché surtout les jours de lundi alors qu’au début à 13 heures il était vide.
En plus de cela ça nous permis de conquérir la clientèle qui avait l’habitude d’aller à Ndangalma ou à Mbafaye pour faire leurs achats mais maintenant nous mettons à leurs dispositions et à des prix raisonnables des nouveaux espaces de vente. Cela n’est possible que grâce à la fréquentation quotidienne du marché due à la présence des hangars.
Mêmes propos que Vieux Diane un boutiquier en face des hangars (photo à droite)
A coté d’eux également il y a un cireur de chaussures qui est originaires de Fouta qui ne se contente plus uniquement du cirage mais qui s’est érigé une boutique où il expose toutes les marques de chaussures qu’il achète et revend.
A ses cotés une femme qui vend le petit déjeuner.
Pour finir nous dirons la présence des hangars a entrainé un développement d’activités autour qui n’existaient pas avant. Et cela au bénéfice des populations et de la collectivité locale de Ndondol.
Même si tout se passe bien à Ndondol, Asmae devra encore faire une intervention où deux pour achever cette belle réalisation définitivement en 2012.
Géry de Broqueville

