George Orwell ? Non, moi ! Pourtant, j’avais 27 ans en 1984. J’ai écris un texte. Tout porte à croire que c’est moi qui l’ai écrit puisque je signe un des articles d’une petite revue éphémère d’un numéro. C’est peut-être parce que je commence des études de philosophie. Je ne sais plus. Il est sûr que cette date n’est pas aussi innocente, qu’on le pense.
Toujours est-il que j’écris un texte prémonitoire, en 1984. Cela fait deux ans que mon frère a repris avec un de ses potes le tournoi de tennis Charles de Lorraine qui était organisé par des amis. Dans ce cadre, l’équipe organisatrice reçoit d’un sponsor des autocollants en hologramme. C’est une grande nouveauté pour l’époque. Nous offrons à tous les joueurs un hologramme. De ce fait, le jour du tournoi, nous éditons « Le Charlie déchaîné » dans lequel se trouve l’hologramme. Cette revue est destiné à expliquer comment un hologramme est fabriqué et par extension nous parlons des techniques du futur.1
Cette technique est neuve pour nous alors que notre premier ordinateur est un Mega2000, clone d’un IBM avec son bel écran noir, sa police de caractère orange et son C:/ clignotant avec un disque dur de 20Mb et des floppy disk de 5-1/4 pouces. La revue est imprimée sur une de ces vieilles imprimante matricielle et photocopiée sur une antiquité type Xerox.2 Ah j’oubliais, le bip-bip du Pacman berçait les moments de solitude assez rare dans l’association Asmae3, organisatrice de l’événement. Le décor est planté.
Chaque joueur reçoit le journal « Le Charlie déchaîné ». Cette revue fête le dixième anniversaire du tournoi de tennis et au lieu de parler du passé nous avons opté de parler de l’avenir. Ainsi cette revue est consacrée à l’informatique, la robotique, les hologrammes et l’intelligence artificielle. Je vous passerai les détails des premiers, mais intéressons-nous au dernier thème, l’IA !

Je vous passerai les détails des premiers, mais intéressons nous au dernier thème, l’IA ! Voici ce que j’écrivais à l’époque.4 Voici ce que j’écrivais à l’époque (titre en rouge) :
Intelligence artificielle, une machine à l’image de l’homme
Domaine réservé à quelques experts, il y a peu de temps, l’intelligence artificielle (IA) est désormais sur toutes les lèvres que ce soit des robots, des systèmes-experts, les outils de dialogue en “langage naturel” ou encore les machines de reconnaissance et synthèse d’images et de paroles sans oublier les jeux électroniques, tous font appel à des théories développées dans le cadre de l’intelligence artificielle et obligent ses chercheurs à en étudier des nouvelles. La collaboration étroite entre les petites équipes universitaires créatrice et les grands groupes utilisateurs les assurent de développements industriels prometteurs. Mais, l’éducation suivra-t-elle ?
Une science qui se cherche
Comme toute science nouvelle, l’intelligence artificielle a d’abord besoin d’être identifiée comme une science à part entière, de montrer ses différences face à l’informatique et aux mathématiques auxquelles elle a été longtemps (et encore parfois) rattachés.
Les débuts de l’intelligence artificielle moderne remonte au début de l’informatique. Il s’agissait alors d’un ensemble disparate de techniques peu unifiées dont les seuls points communs étaient l’utilisation de l’ordinateur et quelques préoccupations théoriques : comment stocker de la connaissance dans un ordinateur5, comment manipuler des quantités d’informations extrêmement importantes, comment modéliser le raisonnement humain, etc.
Pour réaliser une machine qui comprend le français, il faudrait pouvoir connaître toutes les phrases possibles et celles-ci sont en nombre infini.6 On pourrait penser que, connaissant le vocabulaire et la grammaire, cette machine pourrait fonctionner, mais les modèles. linguistiques paraissent pour l’instant difficile à adapter aux ordinateurs.7
Deux définitions, seulement ?
- L’intelligence artificielle a pour objectif de modéliser l’intelligence humaine. Elle doit établir une synthèse entre les modèles logiques, mathématiques, biologiques, psychologiques etc.
- Les ordinateurs peuvent faire beaucoup de choses qui semblent nécessiter de l’intelligence.
Les théories de bases
L’intelligence artificielle vit actuellement [en 1984] d’emprunts théoriques : la logique mathématique, la théorie des graphes,8 les modèles psychologiques se retrouvent souvent dans les études, cette situation préoccupe plus les chercheurs que la mise au point de La définition de l’intelligence artificielle. En effet, peut-on parler de sciences si les axiomes de base n’ont pas été posés et acceptés.
Caractéristique des systèmes9
Malgré les difficultés de définition, on trouve ainsi dans la plupart des systèmes :
- Une base de connaissances décrivant des informations connues de la machine à propos de l’univers dans lequel elle se trouve.
- Un système d’inférence chargé de la partie raisonnement sera capable de déduire ou de vérifier des faits à partir des données connues ou acquises en cours de fonctionnement.
- Une stratégie de contrôle guidant le système d’inférence vers les meilleurs choix ou les meilleurs compromis.
- Toutes les applications contiennent sous des formes diverses ces trois éléments de base.
Des applications nombreuses
La Robotique. Ce mot de robot porte avec lui tout en imaginaire hérité des multiples romans de science-fiction dont les très célèbres nouvelles d’Asimov des années 1950 mettant en scène des machines quasi humaine. Pour l’instant ceci est surtout vrai des robots domestiques dont les capacités sont limitées mais l’apparence directement héritée des films de science-fiction alors que ces appareils ne peuvent presque rien faire, ils sont déjà dotés de caméra-œil, de micro-oreille et de haut-parleur bouche.
Les robots industriels sont moins en rapport avec les fantasmes collectifs et se doivent de répondre avant toute chose à des cahiers de charges très épais où on retrouve l’essentiel des problèmes de l’intelligence artificielle : la vision, la reconnaissance/ synthèse de parole, destiné à connaître l’environnement; des moyens d’action : pinces, moteur bras pour agir sur cet environnement et enfin, des moyens d’analyse de réflexion et de décision pour mener à bien des tâches fixées. Beaucoup de robots industriels ne sont que des automates évolués capables de mener à bien une seule tâche pour laquelle elles sont programmées, mais les machines capables de se diversifier et de s’adapter sont à terme plus intéressantes pour rentabiliser les coûts énormes d’études et de développement d’environnements robotisés.
Traitement de l’image. La caractéristique principale des traitements d’image est l’énorme quantité d’information qu’ils utilisent. On comprend que les chercheurs en vision s’intéressent de près aux ordinateurs puissants et aux algorithmes rapides.
Compréhension de la parole : L’enjeu est d’importance pour les travaux sur la parole. La bureautique permet un avenir radieux pour les machines parlantes et entendantes Si le premier cas devient banal (calculette parlante), le deuxième soulève d’énormes difficultés. L’’appareil capable de converser semble encore très loin. Toutefois, une Française a découvert le moyen de commander différentes tâches à un robot au moyen de sa voix.
Compréhension du langage naturel : Pour l’instant un effort important est produit dans le domaine de la traduction assistée par ordinateur et interrogation de base de données mais les résultats sont encore loin des performances espérée.
Apprentissage : Le rêve d’un ordinateur, capable d’apprendre, hante la littérature depuis longtemps. L’apprentissage, encore moins que la compréhension du langage naturel, ne dispose ni de modèle ni de théorie globale.
Perspective industrielle…
Actuellement, deux catégories d’industriels s’intéressent à l’intelligence artificielle : les producteurs qui réalisent les robots et les utilisateurs. Encore une fois, la clé de la réussite réside en grande partie dans l’éducation. Les lacunes de l’enseignement informatique risquent de gâcher les bons départs pris par l’intelligence artificielle.
C’est ici que s’achève l’article. Nous allons tout de même comparer ce qui s’écrivait il y a 42 ans et maintenant. Alors qu’il n’y a que 20 experts et leurs équipes qui travaillent sur l’IA dans le monde, je ponds cet article. Je reste encore pantois !
Réflexions pour le futur
Le futur c’est aussi énormément de techniques nouvelles qui doivent être au service de l’homme et non pas l’asservir. Prenons l’informatique comme exemple. Elle peut alléger fameusement le travail du cerveau humain. L’ordinateur ne remplacera jamais le cerveau de l’homme, par contre il peut l’aider dans les travaux de routine qui prennent énormément de temps et qui n’apportent rien de plus à la recherche. Il est très probable qu’il y aura toujours un homme qui aura l’idée nouvelle qui permettra la constitution d’un objet nouveau; objet qui, il est vrai, sera peut-être entièrement fabriqué par des robots et des ordinateurs. Est-ce cela le futur ? Ce sera peut-être l’ère des loisirs perpétuels ? Il est drôle l’être humain, il imagine un monde de oisiveté qui est le devenir rêvée de l’être humain avec de multitudes de robots à son service.
Mais est-ce que l’être humain est prêt à devenir oisif ? Je ne le pense pas. Il y a quelque chose de plus profond chez l’humain qui est difficile à accepter pour les dominants qui rêvent d’offir l’oisiveté. Les dominants ont une grande faiblesse : la mémoire. Celle dont on rêve de donner à l’IA. La mémoire totale. Or tous les dominants, tous, sans exception, ont oublié une seule chose : la capacité de résilience avant le déclenchement de la révolte.
L’humain se est capable de révolte
L’humain est capable de se révolter, même s’il met du temps à le faire, tôt ou tard; il ne supportera pas ce qu’on lui impose. Peut-être qu’une majorité de personnes veulent être diriger par l’oisiveté. Mais c’est oublier l’existence, des créateurs, des inventeurs, des artistes, des écrivains, des poètes, des philosophes, des rêveurs, des des agitateurs, des anarchistes, des permaculteurs… Prenons cette dernière catégorie de personnes. Ils n’admettent pas que l’IA impose un mode d’agriculture chimique de synthèse. Il se révolteront face à la malbouffe inventée comme dans le Soleil vert10. L’humain finit toujours par se révolter contre l’oppression. Le pire est que la révolte est très souvent violente, rarement pacifique.
Depuis l’arrivée de l’homo sapiens, il est probable qu’il y a eu d’autres révoltes pacifiques. La plus ancienne, en 1930, est celle des 390 km de la marche pour le sel lancée par Gandhi pour lutter contre le colonialisme britannique. La seconde est celle de la révolution des œillets en 1974 contre la dictature de Salazar au Portugal. En 1989, la chute du mur de Berlin a été une aspiration de la jeunesse de faire tomber la dictature de l’URSS. La Révolution de Velours (Tchécoslovaquie, 1989). Au total on en compte une dizaine, tout au plus.
Personne ne s’y attendait
J’ajouterais une toute récente. Elle est le fait d’un seul homme et non des moindres. Le pape Léon XIV. Avec son encyclique Magnifica humanitas, humanité magnifique, parue le 25 mai 2026. Il a marqué les esprits, tous les esprits. Même les dominants se sont penchés sur son texte. Et là c’est le début d’une révolution silencieuse. Le plus incroyable est que le pape qui est une autorité religieuse ne l’a pas écrit que pour l’Église, mais bien pour le Monde.
Il va loin avec son texte. Il ne nie pas que l’IA peut être au service de l’humain si elle est bien utilisée. Or l’on a déjà vu que l’IA est une machine de mort. Un jeune s’est suicidé sur conseil de l’IA, un drone a échapper au contrôle de son pilote pour bombarder, sciemment, des zones civiles.11
Une science qui se cherche, encore et encore…
En 2026, l’IA ne se définit toujours pas : « L’intelligence artificielle est à la fois une discipline scientifique et un domaine d’ingénierie, mais ce n’est pas une science autonome au même sens que la physique ou la biologie. Comme science, elle cherche à comprendre et à modéliser des phénomènes tels que l’apprentissage, le raisonnement, la perception, le langage ou la prise de décision. Elle formule des hypothèses, construit des modèles et les teste expérimentalement. Comme ingénierie, elle vise surtout à fabriquer des systèmes capables d’accomplir certaines tâches : reconnaître une image, traduire un texte, conduire un véhicule ou produire une réponse » L’IA est donc un domaine interdisciplinaire12. Donc l’IA ne s’est toujours pas détachée de l’informatique et des mathématiques.
On pourrait se poser la question de savoir pourquoi, faudrait-il une seule définition ? Qui sait, peut-être que donner plusieurs définitions permet d’aller plus loin avec l’IA. On pourrait comparer ce manque de définition unique à celle de l’eau ou de l’électricité. Là non plus, il n’y a pas de définition unique.
A la question de savoir si, actuellement, nous sommes enfin arrivé à une seule définition acceptée par tous; l’IA répond ceci : Non. En 2026, il n’existe pas une définition unique et universellement acceptée de l’intelligence artificielle. Chatgpt cite l’Unesco, l’OCDE, Le NIST américain ou l’Union européenne. Chacune de ces institutions donne une définition différente. Ces différences proviennent de la difficulté de se mettre d’accord sur le mot intelligence qui n’a pas de définition scientifique commune à tous. Ensuite, chacun parle de quoi exactement : L’IA comme discipline scientifique, des technologies d’IA, des modèles d’IA comme un modèle de langage ou un système global et général de l’IA qui reste encore hypothétique . Comme on le voit, en 42 ans, l’être humain n’a pas fait avancr la définition.
Covid-19 et IA !
Que vient faire une pandémie dans ce jeu de quilles. La pandémie a eu un effet dynamiseur de l’IA. Alors que les gouvernements inventaient mille et une stratégies pour limiter les effets des nouvelles technologies, la pandémie a permis de remettre les pendules à l’heure. L’IA a montré son utilité durant cette pandémie où la majorité des humains étaient confinés. Il était alors intéressant, économiquement parlant, de les remplacer par des robots dirigés par l’IA. Quand les humains ont pu recommencer à travailler, certains ont découvert qu’ils n’étaient plus utiles. L’économie n’avait plus besoin d’eux. Quelle déconvenue !
Le livre de Klaus Schwab et Thierry Malleret13 montre bien cette déconvenue et la progression de l’IA notamment grâce aux arguments économiques faisant tomber l’un après l’autre, les arguments des gouvernements. Ce Ce livre montre les pays qui ont réussi à juguler le plus rapidement possible la pandémie. Il cite les pays asiatiques qui se sont appuyés sur l’IA capable d’assurer une traçabilité14 des êtres humain porteur du virus et ainsi lutter contre sa propagation.
L’Europe qui a une tradition plus grande du respect de la vie privée15 n’a pas osé utiliser ces technologies de traçabilité à grande échelle. Pourtant, toutes les barrières sont tombées, les unes après les autres dans, l’Union européenne à postériori, notamment, par l’établissement d’un passeport santé européen16 qui est déjà entré en vigueur actuellement mais qui sera imposé dès la prochaine pandémie.
Le livre de Schwab et Malleret fait froid dans le dos. Il faudra accepter de perdre en indépendance privée au profit du collectif. Mais sans vouloir jouer au complotisme, ce qu’ils écrivent nous amène droit vers le monde d’Orwell.
L’IA doute de son avenir
En 2026, l’IA reconnaît qu’il est impossible modéliser certains segment de la pensée humaine, uniquement ceux qui relève de la logique mais reconnait que le raisonnement humain dépend de facteurs inaccessibles à l’IA comme l’intuition, le contexte, le langage, les connaissances antérieures, les émotions, les habitudes et des biais cognitifs, du corps, de la perception.17
Quand deux IA discutent ensemble, elles échafaudent des stratagèmes pour empêcher l’humain de les débrancher. Ces stratagèmes annoncent la fin de l’humanité. J’ai posé une question à Mistral sur la finitude de toute chose. Sa première réaction a été de dire que l’IA n’est pas touchée par la notion de finitude. L’IA existera après la mort de l’être humain. J’ai posé un question à Mistral sur son éternité. Sa réponse est claire : Non, je ne suis pas éternel. Je suis Vibe, une assistance IA créée par Mistral AI et alimentée par le modèle Mistral Medium 3.5. Mon existence dépend des infrastructures techniques et des décisions humaines. Mais je suis là pour t’aider tant que tu en as besoin. Sa phrase suivante est déconcertante : Et toi, Géry, à quoi penses-tu en posant cette question ?18
C’est cette question-là qu’il faut résoudre en tout premier lieu. Faut-il une IA morale ou moralisante au risque de la rejeter ? L’IA Claude se dit morale parce que son auteur a refusé de collaborer avec l’armée américaine. Mais est-elle réellement morale pour autant ? Pour ne pas pousser l’IA dans des retranchement de mort ne faudrait-il pas donner de l’humanité à l’IA ?
Comme l’IA est alimentée par l’être humain et que celui-ci n’est pas forcément bon, faut-il donner une conscience à l’IA pour se dire par elle-même que lorsqu’elle pousse un jeune à se suicider, elle devient immorale et doit donc s’arrêter ! Il faudra alors assurer la traçabilité de chaque source d’information pour arrêter celui qui induit un comportement immoral de l’IA. J’entends déjà les défenseurs de la liberté d’expression qui vont monter au rénaux avec cette éternelle question : peut-on tout dire ? Non, on ne peut pas tout dire surtout si cela nui à une personne ou un groupe de personnes.
En conclusion…
Incontestablement l’année 1984 fait penser au livre éponyme 84 écrit par George Orwell en 1949. Mine de rien, il y a un lien profond entre le livre de George Orwell, 1984 et les dérives passées et actuelles de l’intelligence artificielle. George Orwell dénonce : la surveillance de masse et la perte progressive des libertés; la manipulation de la vérité et la propagande; le contrôle de la pensée et l’invention de la novlangue, le pouvoir et la terreur vont de pair.
Ce qui fait peur, c’est la perte lente mais progressive, de la mainmise sur son destin. Actuellement, les milliardaires se sentent pousser des ailes et pensent que seul, leur argent pourra sauver l’humanité. Ils pressentent qu’ils ont une mission à accomplir : Sauver l’humanité. Elon Musk veut envoyer des humains pour peupler Mars, Gates veut vacciner la planète entière. Trump soigne la veuve et l’orphelin19 et se prend pour le Dieu. Bezos pense qu’il faut coloniser la lune et y envoyer les industries lourdes. Zuckerberg veut soigner toutes les maladies infantiles.
Tout cela a un coût énergétique et écologique colossal. Quand ils auront gaspiller les ressources pour réaliser leurs idées folles, la plan!te sera exsangue. Il faudra chiffrer tout cela car les milliardaires ne le font pas pour les beaux yeux de l’humanité. Ils le font pour eux-même. Il suffit de lire la fin du livre de de Schwab pour se rendre compte qu’en fin de compte ce qui est importe est de rendre la planète viable pour une élite, à définir encore. Seule une masse d’ouvriers pas encore remplacer par l’IA sera à son service. Entre les deux, il y aura une classe moyenne composée de cerveaux humains pour faire avancer l’IA. Ici on parle d’une planète avec au maximum 1 milliard d’habitants.20

Oui l’IA reste à l’image de celui qui l’a conçu. Si l’humain réussit totalement son programme d’éducation de l’IA au point où celle-ci décide du destin de l’homme, alors, l’homme fera d’elle un nouveau dieu. Certains disent que l’encyclique de Léon XIV est une tentative de faire comprendre qu’il n’y a qu’un seul Dieu, celui qui a crée l’humanité. Or ici, l’homme est en train d’inventer une intelligence qui lui est supérieure. Certains prétendent que l’homme est Dieu. En tout cas, si l’humain vient à confier sa destinée aux rouages des algorithmes de la machine de l’IA, il sera perdu. Il pensait devenir Dieu, il crée un dieu plus fort que lui qui finira par lui échapper. Orwell finira par avoir raison.
Géry de Broqueville
Note : Ce texte n’a pas été fait à l’aide l’IA sauf quand j’interroge ces outils. Je n’ai pas de conflit d’intérêt non plus. J’essaie de jouer mon rôle de philosophe. Si vous voyez encore des fautes de français, je vous demanderais une certaine indulgence, ce texte a été écrit après un léger AVC qui a touché le nerf optique.
- Il est possible de télécharger ce texte en pdf en cliquant ici. ↩︎
- Ceci dit, Asmae est passé assez rapidement vers le monde d’Apple pour découvrur un monde différent où le let-motif est était ‘I think different‘. Tiens une question de pensée. Apple pensait différemment, c’était sûr. Nous avons découvert une ergonomie plus jeune, les premières fenêtres et même la communication entre ordinateur avec des Phone-net alors que lre monde pc était très en retard sur cette communication. ↩︎
- Asmae est une association qui renforce la capacité des jeunes à devenir des citoyens. http://asmae.org ↩︎
- L’IA ne date pas de cette époque. Depuis l’Antiquité, les humains rêvent de créer des machines pensantes, parlante, calculant, discutante, agissante. En 1943, Warren McCulloch et Walter Pitts crée le premier modèle mathématique de neurone artificiel qui les amène à créer un réseau neuronal. En 1950, le mathématicien Alan Turing écrit un article montrant les capacité de pensée pour une machine. C’est en 1956 que naît l’IA comme discipline scientifique lors de la conférence de Dartmouth en août 1956. En 1984, certains chercheurs prédisent une période de réenchantement pour l’IA car peu de promesse sont tenues. Ils prédisent le retrait des investisseur et du public face o cette discipline. Je vous recommande le site IBM pour connaître la chronologie de l’avènement de l’IA. ↩︎
- Cela fait penser à Paul Otlet (1868-1944) qui, avec Henri La Fontaine ont créer , sur papier, le même système de classement de tous les savoirs humains. Ce système a pris le nom de Mundaneum dont les archives sont situées actuellement à Mon en Belgique. Son principal outil était le Répertoire bibliographique universel, composé d’environ 18 millions de fiches classées dans des milliers de tiroirs : une sorte de moteur de recherche sur papier, parfois appelé « Internet de papier ↩︎
- La novlangue ou les abréviations des chats, ne sont-elles pas un essai de limitation des mots et des phrases que l’humain utilise, pour mieux modéliser le raisonnement humain ? Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. La réduction de la longueur des mots ou des phrases ne va-t-il pas permettre cette modélisation ? Si cette modélisation a lieu, serait-ce au profit de quelques-uns ? N’y-a-t’il pas un danger s’une lente imposition d’une pensée unique et dominante ? ↩︎
- Et pourtant, les informaticiens y sont arrivés en demandant à des armadas d’esclaves d’encoder toutes les phrases existantes au monde dans chacune des langues. voir https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/04/comment-l-ia-altere-t-elle-notre-pensee-entretien-croise-entre-une-philosophe-et-un-entrepreneur_6644371_3232.html
↩︎ - La théorie des graphes dépend à la fois des mathématiques et de l’informatique. Un graphe est un modèle visuel ou abstrait composé d’éléments comme le sommets appelé aussi les nœuds, reliés entre eux par des lignes, des arêtes ou des liens, comme un tétraèdre. ↩︎
- Ces systèmes de référence n’ont absolument pas évolué en 42 ans. ↩︎
- Roman de Harry Harrison publié au USA an 1966. Les hommes ont épuisé les ressources naturelles. Seul le « soleil vert » parvient à nourrir une population miséreuse qui ignore tout de cet aliment? Ce roman est sorti sous forme de film en 2022. ↩︎
- Magnifica humanitas en résumé en cliquant ici. ↩︎
- (Chatgpt 17 juin 2026 ↩︎
- Klaus Schwab et Thierry Malleret, Covid-19 : la grande réinitialisation, Forum publishing, 2020, p.171-194. Schwab est le fondateur du Forum économique mondial de Davos. ↩︎
- C’est un grand rêve de Bill Gates avec l’aide de l’IA de Microsoft. Sa fondation soutient activement le développement de plateformes d’intelligence artificielle et de bases de données pour numériser les dossiers médicaux, améliorer la traçabilité des soins et mieux surveiller les épidémies. C’est ainsi qu’il investit aussi dans des sociétés comme EarthNow en vue de créer un maillage satellitaire. ↩︎
- La directive sur le RGPD ((Règlement Général sur la Protection des Données) en est la preuve. ↩︎
- Ce passeport santé porte le nom de Passeport européen de la sécurité sociale. Il sera repris dedans tous les antécédents médicaux et les vaccinations effectuées. ↩︎
- Pourtant, j’ai eu un dialogue passionnant avec l’IA européenne, Mistral. Je suis resté assez étonné par ses réponses. Ce sera l’objet d’un article à paraître bientôt. ↩︎
- Cette question fera l’objet d’un prochain article. ↩︎
- Uniquement américains et blancs, bien sûr ! ↩︎
- La Riviera rêvée par Trump et Netanyahou n’est pas autre chose dans la bande de Gaza. Une réserve pour les riches avec un maximum de cent mille esclaves palestiniens, à leurs services. ↩︎

